• Pioché dans mes souvenirs, à la façon du CID de Corneille
     
    le récit d'un de mes "petits" accidents d'avant!
     
    Ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie !
     
    N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
     
    Et ne suis-je restée sans accidents connus
     
    Que pour voir en un jour mes vertus confondues!
     
    Mes bras vaillants que toute ma famille admire,
     
    Ma conduite que rien n'avait pu démolir
     
    Oui, si souvent j'avais parcouru bien des routes
     
    Affronté des chemins sans que rien ne me coûte
     
    Mais cette confiance a précipité ma perte
     
    Poignardé mon honneur, bien mal placé, ô certes!
     
    Ô cruel souvenir de ce dernier fossé
     
    Où ma chère voiture a lentement versé
     
    Dans une marche arrière en virage serré
     
    Un sentier sans issue ni visibilité
     
    Ou après des manoeuvres dépourvues de succès
     
    Les renforts masculins ont été quémandés!
     
    Honte devant cinq hommes arrivés au galop
     
    Pour sortir de ce piège un bloc de quintaux
     
    Rassurant la Mounette, l'assourdissant de mots
     
    La serrant dans leurs bras en décrétant de go
     
    Allez, on rentre, tu paies l'apéro!
     
     
    Et je l'ai payé!!!
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  •  

    Converto pour deux violons en D mineur

    Jean Sébastien BACH 

     

     

    PABLO NERUDA

     

    Peut-être que mes pensées me font souvent chercher ce qui me font réfléchir et que

    je vais peut-être vous "gaver" comme disent mes petites-filles ( pas à moi, bien sûr!), mais j'aime partager ce que j'aime avec vous!

     

    Il meurt lentement

    celui qui ne voyage pas,

    celui qui ne lit pas,

    celui qui n’écoute pas de musique,

    celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux.

     

    Il meurt lentement

    celui qui détruit son amour-propre,

    celui qui ne se laisse jamais aider.

     

    Il meurt lentement

    celui qui devient esclave de l'habitude

    refaisant tous les jours les mêmes chemins,

    celui qui ne change jamais de repère,

    ne se risque jamais à changer la couleur de ses vêtements

    ou qui ne parle jamais à un inconnu.

     

    Il meurt lentement

    celui qui évite la passion

    et son tourbillon d'émotions

    celles qui redonnent la lumière dans les yeux

    et réparent les coeurs blessés.

     

    Il meurt lentement

    celui qui ne change pas de cap

    lorsqu'il est malheureux

    au travail ou en amour,

    celui qui ne prend pas de risques

    pour réaliser ses rêves,

    celui qui, pas une seule fois dans sa vie,

    n'a fui les conseils sensés.

     

    Vis maintenant!

    Risque-toi aujourd'hui!

    Agis tout de suite!

    Ne te laisse pas mourir lentement!

    Ne te prive pas d'être heureux!

     Pablo Neruda

    Pablo Neruda, nom de plume -est un poèteécrivaindiplomatehomme politique et

     penseur chilien, né le 12 juillet 1904 à Parral  à Santiago du Chili. Il est

    considéré comme l'un des quatre grands de la poésie chilienne  

     

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  • BRUME AUTOMNALE

     

    La Brume

    Venant de la vallée elle s’étire…

    Flâne dans le pré puis repart

    Poussée par la bise

    Elle remonte près de la rivière

    Aujourd’hui là plus proche

    Enveloppant la maison

    Doucement elle est entrée

    A travers la porte fermée

    Brume pourquoi là si près de moi ?

    Ta place est dehors près du bouleau

    Où tu viens mouiller la haie

    Effacer la toile d’araignée

    Brume que fais-tu là si près de moi ?

    A mouiller mon visage

    Puis perler en gouttes

    Pour disparaître ici et là

    Je ne comprends pas

    Au dehors tout est clair

    Les tourterelles chantent

    L'automne est là

    Je fais silence pour t'accueillir

    Puis je te laisse jaillir

    Cette brume là…vient de mon cœur

    Gigi

     

     

     

     

     

     

     

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  • VIEILLIR

     

     

    Vieillir

     

     

     

    Vieillir, se l'avouer à soi-même et le dire

     

    Tout haut, non pas pour voir protester les amis

     

    Mais pour y conformer ses goûts et s'interdire 

     

    Ce que la veille encore on se croyait permis.

     

    Avec sincérité, dès que l'aube se lève

     

    Se bien persuader qu'on est plus vieux d'un jour

     

    À chaque cheveu blanc se séparer d'un rêve 

     

    Et lui dire tout bas un adieu sans retour.

     

    Aux appétits grossiers, imposer d'âpres jeûnes 

     

    Et nourrir son esprit d'un solide savoir;

     

    Devenir bon, devenir doux, aimer les jeunes

     

    Comme on aima les fleurs, comme on aima l'espoir.

     

    Se résigner à vivre un peu sur le rivage, 

     

    Tandis qu'ils vogueront sur les flots hasardeux, 

     

    Craindre d'être importun sans devenir sauvage 

     

    Se laisser ignorer tout en restant près d'eux.

     

    Vaquer sans bruit aux soins que tout départ réclame,

     

    Prier et faire un peu de bien autour de soi, 

     

    Sans négliger son corps, parer surtout son âme, 

     

    Chauffant l'un aux tisons, l'autre à l'antique foi.

     

    Puis un jour s'en aller, sans trop causer d'alarmes,

     

    Discrètement mourir,

     

          un peu comme on s'endort......

     

    Auteur inconnu

     

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