• MAROC LES INVITATIONS 1

    MAROC: LES INVITATIONS

     LE COUSCOUS

     LA PASTILLA

    LES DESSERTS VARIES 

    Invitation chez les propriétaires de la maison.

    La famille est ravie d'être invitée chez des marocains, et écoute d'une oreille distraite les recommandations de Zohra.

    A table! Table centrale, basse, autour de laquelle sont installés des coussins plats. Une superbe nappe blanche entièrement brodée est recouverte de multiples entrées, crudités spéciales etc..... Euh! pas de fourchettes, ni couteau, ni autre ustensile! Ue jeune servante vient faire couler de l'eau sur les mains, contenue dans une superbe aiguière en argent et  tend une non moins superbe serviette pour les essuyer.

     

    La famille est assise en tailleur sur les coussins et observe. Gracieusement le maître de maison commence et plonge avec ses doigts dans les plats avec l'aide d'un petit pain. La famille se montre à la hauteur, les enfants très à l'aise! Et surprise! Tout le monde s'essuie la bouche et les doigts sur la splendide nappe. les noyaux d'olives sont déposés sur la nappe et la famille, très stylée, fait de même!

    Menu : entrées diverses

    dont : pastilla ( un régal de tourte feuilletée au pigeon, oeufs durs, cannelle, sucre, oignons ) avec laquelle on nourrirait deux familles françaises. Elle disparaît dans l'estomac à une vtesse record!

    Ouf : ils n'ont plus faim. C'est alors qu'apparaît LE COUSCOUS, trois viandes, des tonnes de légumes, des raisins moelleux, une sauce piquante, mais l'Orangina ( bouteilles en abondance) adoucit le tout!

    Monsieur est en pleine forme, les enfants moins, Madame est au bord du malaise.  

    C'est alors qu'arrive le gigot à la marocaine! Cuit 5 heures, à l'étouffée, tendre comme du beurre! L'hôte enlève le meilleur morceau et le tend délicatement à Madame qui n'ose refuser et tout en appréciant la meilleure viande de sa vie, l'ingurgite par petits morceaux. Les autres arrachent des grandes lamelles dont le jus coule sur leurs babines. Qu'importe! la nappe est là et prend de ravissantes couleurs.

    Madame demande à s'allonger un instant sur le divan marocain qui part d'un côté et fait le tour de la pièce : elle suffoque et tâche de rester digne! Comme dans un rêve ou plutôt un cauchemar, elle voit défiler les innombrables douceurs marocaines ( sublimes!) et n'a la force que de secouer négativement la tête.

     

    Retour à la maison : les enfants au lit! Monsieur et Madame, sous la protection de Sélim, armé d'un long couteau et d'un énorme gourdin, sont dans l'obligation de faire une heure de marche!

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  • Je voudrais partager avec vous le bilan de ces 21 ans à L'étranger, 4 pays si différents, mais qui m'ont chacun tant apporté!

    La flamme de vie des yougoslaves bridés par un dictateur sans pitié

    La gentillesse des belges, pragmatiques et soucieux de la qualité de vie qui faisait leur force!

    L'Espagne, où la vie exubérante de personnes  de toutes catégories était pliée, elle aussi, sous le joug d'un dictateur!

    Et pour terminer, le regret de ne pas avoir pu connaître au Maroc, le peuple de ce pays, si pauvre, face à une minorité si riche et si arrogante!

    Pour faire le bilan de ces pays où j'ai vécu je peux

    dire que l'année en Yougoslavie a été peut-être la plus

    merveilleuse pour moi!

    Mariée en juillet, partie en Yougoslavie en septembre, un voyage en voiture si long, des autoroutes, puis de Zagreb à Sarajevo, des routes de terre, des trous énormes que mon mari contournait avec adresse

    puisqu'il était à Sarajevo depuis 3ans!

    Imaginez un pays appauvri par une longue guerre, sous un régime socialiste tenu d'une main de fer par Tito, donc, où trouver un logement, même envoyés par les Affaires Etrangères était quasiment  

    impossible! Arrivés par des routes sous la neige, non

    dégagées, par -30°, ne m'a paru qu'excitant, je me sentais une

    pionnière, et l'arrivée à l'hôtel de l'Europe, une victoire!

    Ce serait trop long de décrire cette vie exaltante où j'allais

    de découverte en découverte, de chambre dans le quartier turc

    inchauffable, où la toilette du matin était rudimentaire, à

    l'appartement enfin trouvé, non moins rudimentaire, un living,

    une grande cuisine, une salle de bains qu'on qualifierait de

    minable aujourd'hui, l'ensemble partagé avec un couple serbe

    de nos amis!  Mais.....mes yeux et mon coeur envahis de

    beauté, de chaleur humaine, de villes si belles, comme Mostar

    et Dubrovnik!  Oui! j'ai passionnément aimé ce pays, cette

    vie, avec des personnes généreuses, vivantes, serbes, croates

    ou musulmanes

    Je ne l'oublie pas, j'y pense encore!

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  • Je vous ai parlé de Zohra et Selim!

    Lorsque nous sommes arrivés ils avaient une petite fille de 4 ans, Hasna, et Zohra était enceinte!

    Connaissant "l'excellence" de hôpitaux marocains de l'époque, nous avions retenu la meilleure sage-femme de Casablanca , car c'était la meilleure façon d'accoucher des femmes! La maman de Zohra avait été celle qui l'avait accouchée!

    Nous n'avions évidemment pas accédé à la demande de notre future maman qui me voulait comme "accoucheuse"

    Donc, une nuit, vers les minuit, j'entendis frapper violemment contre la porte du bas, et dans mon sommeil, Selim m'appeler!

    Vaguement je comprends, " madame Gigi, viens vite, le bébé arrive!"

    Je prends un vêtement et Selim me dit "Zohra t'attend"

    Et moi, bêtement je lui répond, " bien sûr, mais pourquoi?"

    Et là, comme le tonnerre, la réponse me frappe

    " pour que tu l'accouches, bien sûr"

    Complètement paniquée je lui crie

    "mais je ne sais pas faire!"

    Et la réponse m'écrase

    "elle te dira!"

    Nous arrivons...Zohra est suspendue par les mains à la poignée de la porte, des linges propres ( enfin presque propres!) et me crie,

    "Vite, il sort"

    Moi bêtement

    "je fais quoi?"

    Réponse

    "mets tes mains dessous"

    Je m'exécute, blanche de peur et tétanisée

    Et le bébé sort, je dois dire gluant, je le tiens serré contre moi, paniquée!

    Et Selim de me crier

    "Coupe le cordon!"

    et moi, écrasée de peur

    "Comment"?

    "Fais un noeud"!

    je préfère passer sous silence les moments suivants

    le cordon gluant qui glissait

    le noeud fait avec difficulté

    coupé difficilement avec les ciseaux de cuisine

    le lavage du bébé sous l'eau froide de l'évier

    la peur au ventre, peur de le tuer!

    mais il criait, donc il vivait!

    je l'ai séché, habillé, comme une zombie

    le cher mari m'attendait derrière notre porte, paniqué

    fier de moi!!!!!

    Il m'a fallu plusieurs jours pour m'en remettre

    Jawad était son nom

    Un merveilleux bébé!

     

     

     

     

     

     

     

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  • Pour vous dire  très rapidement, Monsieur avait deux soeurs : l'une plus âgée, veuve, et l'autre, plus jeune, célibataire.

    Madame avait toujours été aidée par les soeurs de Monsieur par les remarques précises et judicieuses de celles-ci sur certaines façons d'agir  dans les achats qu'elles trouvaient désastreuses!
    A chaque changement de pays, elles venaient donc  passer une semaine chez eux. La Belgique et l''Espagne leur avait beaucoup plu avec une petit "accident" dans ce dernier pays! 

    Le  souper dans un restaurant campagnard, devant un feu de bois flamboyant avait très bien commencé! Monsieur, très prévenant avec ses soeurs avait commandé immédiatement l'apéritif national, la sangria, dans laquelle la patronne, très soucieuse de la renommée de son établissement, avait complété celle-ci par une quantité importante du cognac espagnol national!

    Les deux soeurs de Monsieur, buveuses occasionnelles, tout le contraire de Monsieur et Madame, apprécièrent si bien ce breuvage, qu'elles acceptèrent un deuxième verre sans que Monsieur et Madame, buveurs confirmés, en eurent pensé aux conséquences!

    Rapidement celles-ci se manifestèrent, le feu de la cheminée accroissant la couleur chatoyante des joues des deux soeurs de Monsieur, ces dernières se sentirent si bien que Madame, assez inquiète, les découvrirent sous un jour que les années précédentes lui avaient caché!

    Des rires fréquents, des gloussements suivis d'un relâchement inquiétant des corps firent que Monsieur accéléra la fin du dessert ainsi que la note!

    Ces dames durent accepter qu'on les aide à s'habiller, et Madame les escorta dehors, une à chaque bras, vers la voiture bienveillante où elles s'affalèrent!

    Passons sur le lendemain pénible où les remords des ces dames durent être calmés par Monsieur et Madame, très compréhensifs!

    *************************

    Visite au Maroc

    Après la traditionnelle visite à Marrakech , qui enthousiasma ces dames, ainsi que Monsieur et Madame, sans les enfants, déjà venus et donc confiés aux amis, Madame voulut faire déguster à ses belles-soeurs le plat régional du pays!

    Elle commanda donc  à Zohra un couscous de haute qualité où elle lui recommanda d'avoir la main légère avec le piment! Celle-ci, consciente de son rôle en mis deux pour faire le poids! Sélim, passant derrière en l'absence de sa moitié crut bon de goûter,  le trouva un peu léger et et en rajouta un!

    Pour affiner le tout il prit sur lui d'y délayer une bonne cuiller de smen, un fameux beurre rance marocain que Madame détestait pour son odeur quasi pestilentielle!

    Le repas commençant, Zohra voulut servir généreusement les soeurs de Monsieur et la dégustation commença! Elles hoquetèrent immédiatement sous la force du piment et l'odeur du beurre rance!

    Le soeur cadette alla terminer les vestiges de sa bouchée aux toilettes et la soeur aînée avala héroïquement le reste de son poulet tout en refusant poliment avec un sourire crispé la deuxième assiette que Zohra, empressée, lui présentait!

    Cachons les reproches véhéments que Madame fit aux époux dans la cuisine!

     

     

     

     

     

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  • Je reprends et je termine le dernier chapitre de nos pérégrinations qui mettront fin à 21 ans à l'étranger riches en émotions bien diverses!


    Maroc

    La nouvelle Medina

     

    DERNIER PAYS : LE MAROC

     
     SELIM et ZOHRA
     Ils faisaient partie de la vie de la famille!
     
    Comment dire? Madame ayant loué la villa Faraya,
     
    eut la surprise d’y être accueillie par Selim et Zohra!
     
    Ils faisaient en somme partie de la villa!
     
    Lui, le gardien, s’occupait du jardin
     
    ( à part tondre, Madame ne lui voyait pas d’autres occupations )
     
     
    et il devint rapidement son homme « à tout faire »
     
    Elle, était préposée au ménage, au lavage, à la cuisine,
     
     
    et refusait à Madame le droit de se mêler de ces choses!
     
    Vous comprenez maintenant pourquoi Madame était devenue dépressive!
     
    Madame avait pris rapidement les rênes des repas
     
    car tajine au poulet ( 4 ou 5 fois la semaine)
     
    et couscous le dimanche, ( les délice des premiers jours s’étant éteints!)
     
    était devenu plus que des « bons français » pouvaient supporter!
     
    A part ces petites remarques, Selim, 10 ans de plus  que les enfants pour lui
     
    et 3 ans de plus pour elle, firent vite partie de la famille,
     
    malgré les remontrances de leurs amis,
     
    qui ne mélangeaient pas les « domestiques » et les « patrons »
     
    Ils avaient une charmante petite-fille, Hasnah, qui faisait le bonheur des enfants!
     
    Zohra avait une conception particulière du lavage des vêtements de la famille!
     
    Tout dans un immense bac qui trônait dehors et
     
    malgré les remarques coléreuses de Madame,
     
    versait l’eau chaude dessus , un peu de poudre, et lavait énergiquement le tout!
     
    Passons sous silence les résultats, les soutiens-gorges de Madame,
     
    les slips de Monsieur avaient pris de délicates couleurs pastels
     
    qui ne furent pas très appréciées, le mot étant faible!
     
    De plus Zohra gardait chez elle le linge propre, ce qui fait que tous les dimanches,
     
    on entendait Monsieur hurler « Zohra, mes slips »
     
    et de suite une cavalcade dans les escaliers, c’était Zohra!
     
    Monsieur, Madame et leurs enfants les aimaient,
     
    et tous les samedis, ils étaient six ( Hasnah au lit),
     
    bien entendu pour le couscous  sauf pour les jours où Madame cuisinait,
     
    ça qui permit à Selim et Zohra d’apprendre ( rapidement)
     
    l’usage de la fourchette et du couteau!
     
    Seul désagrément
     
    Les enfants ayant pris l'habitude d'être dispensés de toute besogne
     
    exigée auparavant par Madame
     
    mais effectuée par Zohra qui ne tolérait pas que les enfants " se fatiguent"
     
    perdirent toute bonne habitude apprise avec leur chère maman!

     

    DERNIER PAYS : LE MAROC

     La mosquée Hassan 2

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